Avis – Volkswagen Tayron eHybrid à l’essai : entre SUV familial et ambition premium

Positionné entre praticité et standing, le Tayron eHybrid combine espace, technologie et motorisation hybride rechargeable pour séduire les familles exigeantes.

Avant d’arrêter la forme définitive du successeur du Volkswagen Tiguan Allspace, Volkswagen s’est-il inspiré du succès rencontré par le Skoda Kodiaq ? La question reste ouverte. Une chose est en revanche acquise : avec l’arrivée du Volkswagen Tayron, le constructeur allemand se dote d’un nouveau vaisseau amiral au sein de sa gamme de SUV, appelé à combler le vide laissé par un Volkswagen Touareg en fin de carrière.

Pensé comme un trait d’union entre praticité familiale et positionnement plus statutaire, le Tayron se décline notamment en version hybride rechargeable eHybrid. Nous avons pris son volant pendant deux semaines afin de vérifier si ce délicat exercice d’équilibriste est mené à bien.

Design : une filiation assumée, une stature renforcée

Même s’il adopte un patronyme inédit, le Volkswagen Tayron ne renie pas ses origines. Les liens esthétiques avec le Tiguan sont évidents, tant sur le plan technique — avec la plateforme MQB evo, largement partagée au sein du groupe — que stylistique. Les signatures lumineuses avant et arrière, presque jumelles, soulignent cette parenté.

Pour autant, le Tayron parvient à affirmer sa propre présence visuelle, surtout lorsqu’il est bien configuré. Les lignes sont typiquement Volkswagen : sobres, rationnelles, mais valorisantes, avec une allure plus imposante que celle de son petit frère.

Des dimensions qui changent la donne

Sur la fiche technique, les chiffres parlent d’eux-mêmes. Avec 4,77 m de long, 1,85 m de large et 1,67 m de haut, le Tayron évolue clairement dans la catégorie des grands SUV. Il dépasse le Tiguan de 28 cm, dont 11 cm gagnés sur l’empattement, un allongement directement bénéfique pour l’habitabilité. Sur photos, l’écart paraît discret ; en conditions réelles, la différence saute immédiatement aux yeux.

À bord : rigueur allemande et touches de raffinement

L’habitacle du Tayron reste fidèle aux standards Volkswagen. Poste de conduite, écrans et ergonomie générale rappellent les productions récentes de la marque. La qualité perçue est sérieuse, les assemblages soignés et les matériaux globalement flatteurs.

Quelques détails viennent toutefois égayer l’ensemble, à l’image des petites étoiles LED intégrées au tableau de bord et aux panneaux de porte, qui scintillent subtilement selon l’éclairage ambiant. Un clin d’œil esthétique qui surprend agréablement les passagers. Autre rareté devenue précieuse : le toit panoramique ouvrant reste bien présent au catalogue.

Infodivertissement : continuité et améliorations ciblées

Sans surprise, le Tayron reprend des interfaces déjà connues. L’instrumentation numérique de 10,25 pouces se montre très lisible et personnalisable, avec la possibilité d’afficher la navigation afin de limiter les distractions. L’écran tactile central, proposé en 12,9 ou 15 pouces, offre une excellente définition, une réactivité convaincante et des raccourcis configurables pour accéder rapidement aux fonctions essentielles — notamment pour désactiver certaines aides à la conduite jugées trop intrusives.

Le retour progressif des commandes physiques

Volkswagen amorce également un léger retour aux boutons, avec l’introduction d’une molette multifonction sur la console centrale, dédiée au volume et aux modes de conduite. La température reste toutefois pilotée via une bande tactile sous l’écran, tandis que le volant conserve de vrais boutons, appréciables à l’usage.

Habitabilité : généreuse, mais limitée à cinq places en PHEV

Le Tayron impressionne par son espace intérieur, en particulier à l’arrière où la garde aux jambes se révèle très généreuse. En théorie, le modèle peut accueillir jusqu’à sept occupants. En pratique, la version eHybrid fait l’impasse sur la troisième rangée de sièges, batterie oblige.

L’intérieur regorge en revanche de petites attentions : ports USB puissants, prise 230 V dans le coffre, nombreux rangements, éclairage d’ambiance complet et dispositifs de sécurité modernes. Les fixations Isofix sont présentes à l’arrière (x2) et sur le siège passager avant.

Un coffre à la hauteur du gabarit

Même en version hybride rechargeable, le Tayron se montre exemplaire côté volume de chargement. Le coffre affiche 705 litres, extensibles à 1 915 litres une fois la banquette rabattue. Les versions thermiques montent jusqu’à 885 litres, voire 2 090 litres banquette couchée. La capacité de traction atteint 2,5 tonnes, un chiffre très respectable pour le segment.

Motorisations : une offre complète et cohérente

À l’image du Tiguan, la gamme Tayron propose des moteurs essence, diesel et hybrides rechargeables, avec des puissances comprises entre 150 et 272 ch, transmission avant ou intégrale, et boîte automatique DSG systématique.

Tayron eHybrid : jusqu’à 272 ch et plus de 100 km théoriques en électrique

La version eHybrid associe un 1.5 TSI essence à un moteur électrique de 116 ch, pour une puissance cumulée de 204 ch ou 272 ch (R-Line de notre test). La batterie de 25,7 kWh (19,7 kWh utiles) promet jusqu’à 119 km d’autonomie électrique WLTP. La recharge accepte 11 kW en AC et 50 kW en DC, permettant de récupérer l’essentiel de la charge en une trentaine de minutes.

Dans la réalité, par températures hivernales et sur autoroute, l’autonomie électrique chute à environ 60 km. Le relais du moteur thermique s’effectue généralement en douceur, sauf lors de fortes sollicitations où un léger temps de réponse se fait sentir.

Conduite : confort avant tout

Sur la route, le Volkswagen Tayron eHybrid privilégie clairement le confort. Les suspensions filtrent efficacement les irrégularités, la position de conduite surélevée inspire confiance et l’insonorisation soignée renforce la sérénité à bord. Certes, le roulis est perceptible en virage, mais il reste cohérent avec le gabarit et la vocation du véhicule.

Sur longs trajets, le Tayron se révèle être une excellente routière, aidée par la qualité du système audio et l’agrément général de conduite. En version PHEV, il combine une mobilité électrique suffisante au quotidien et une grande polyvalence pour les déplacements plus longs.

Budget : un positionnement premium assumé

En Suisse, le Volkswagen Tayron eHybrid débute à CHF 55000.- en finition Life. Notre modèle d’essai frôlait les CHF 65000.- sans compter les options (R Line).

Verdict : une question de positionnement et de goût

Le Volkswagen Tayron eHybrid coche presque toutes les cases : espace, confort, technologie et qualité perçue. Il se distingue nettement du Tiguan par son gabarit et son ressenti routier, mais son principal rival reste interne : le Skoda Kodiaq, plus abordable et légèrement plus ergonomique, bien que moins valorisant sur le plan premium.

En définitive, le choix se jouera sur la sensibilité personnelle : rationalité tchèque ou raffinement allemand. Une chose est sûre : le Tayron s’impose comme un nouveau pilier stratégique de la gamme Volkswagen. Vers le site VW.

A propos rivera

Rédacteur en chef et journaliste RP, ma passion pour les jeux vidéo et la technologie ne faiblit pas depuis mon adolescence, qui me semble pourtant bien lointaine. Un recul cependant intéressant, puisqu'il me permet de jauger les nouveautés avec un regard plein d'expérience, couplé à une envie d'écrire de tous les jours.

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