Avis – Ride 6 : la nouvelle référence des jeux de moto

On ne présente plus la passion du sport mécanique que porte le studio milanais depuis des années, dont la référence principale est la série des Moto GP. Chaque année, les développeurs tentent de proposer la meilleure expérience tout en cherchant l’équilibre parfait entre grand public et exigence. Cette année, l’accent est mis sur une nouvelle carrière et une prise en main plus accessible avec l’introduction du mode arcade afin de permettre à tout un chacun de mieux appréhender la licence. Après quelques heures de route, on vous livre nos avis sur le dernier de Milestone.

Ce test a été réalisé sur PlayStation 5 Pro avec l’édition physique day one fournie par l’éditeur. Ride 6 est disponible sur Xbox Series, PlayStation 5 et PC.

Choisissez votre propre histoire

Le nouveau rendez-vous de tous les passionnés du deux-roues ouvre ses portes et vous invite à vous mesurer aux meilleurs pilotes du monde dans une panoplie d’épreuves regroupant pour la première fois dans la franchise deux nouvelles catégories, à savoir les baggers et les scooters. À la manière de Dirt 5, enchaîner les épreuves et valider les objectifs permet d’engranger des points de gloire, ce qui déverrouille progressivement de nouvelles zones du mode carrière. L’ensemble représente plus d’une trentaine d’heures de jeu, voire plus si vous voulez être le meilleur pilote.

Cette nouvelle formule du mode carrière permet à Ride 6 d’avoir une progression moins linéaire et monotone que le précédent opus sans pour autant gommer toutes les erreurs et les frustrations passées. On pense notamment au manque d’une narration et à une implication plus personnelle du joueur. Une nouvelle fois on passe d’une épreuve à une autre sans vraiment avoir la sensation d’accomplir quelque chose, et ce même lors des affrontements avec les légendes des différentes disciplines. Certes le mode carrière intègre quelques cinématiques très intéressantes, mais rien d’extraordinaire. La passion de la moto et puis c’est tout.

Un autre petit regret autour de ce Ride Fest est sa formule. Honnêtement, lors de l’annonce du Fest dans cet opus et des premières vidéos, je m’attendais à un monde ouvert, un lieu où la balade en deux roues pouvait être faite hors compétitions. Depuis ces dernières années, lorsqu’on entend Festivals pour les sports mécaniques, on pense rapidement à Forza Horizon et sa possibilité de se balader à sa guise et de profiter du monde ouvert avant de se jeter dans une course. De plus, le passage à Unreal Engine 5 aurait clairement été la bonne occasion d’offrir de magnifiques panoramas.

En parlant d’Unreal Engine 5, Ride 6 profite de son passage sur le nouveau moteur graphique d’Epic pour nous en mettre plein les mirettes en accentuant le travail réalisé par les développeurs sur la modélisation et la physique des machines et en proposant des circuits (au nombre de 45) fidèles avec des effets météo dynamiques et des jeux de lumières très réussis. C’est un plaisir de glisser sur l’asphalte du circuit Gunma au crépuscule. Mais pour contraster tout de même, la modélisation des avatars, en particulier des visages, n’évolue pas et reste clairement en dessous, voire bâclée au vu de l’ensemble du jeu.

Passer à la vitesse supérieure.

L’une des nouveautés sur laquelle les développeurs ont mis l’accent cette année est l’ajout du mode arcade. Déjà présent dans le dernier MotoGP, ce mode permet d’offrir une expérience plus accessible et plus adaptée à tous afin de faciliter la prise en main des joueurs qui ne sont pas familiers avec la discipline, là où le mode pro est destiné aux joueurs plus expérimentés et offre un plus grand niveau de simulation et de réalisme. Enfin ça, c’est sur le papier, puisque, hormis la possibilité non négligeable de pouvoir faire divers réglages sur sa moto avant de se lancer, d’office indisponible en mode arcade, ça ne change pas grand-chose.

En soi le mode arcade n’est rien d’autre qu’une série d’options d’aide à la conduite qu’on peut retrouver et modifier soi-même dans les autres jeux de sport mécanique et qui aide à ne pas perdre le contrôle lorsqu’on aborde une courbe. Enfin, ce mode n’exempte pas non plus de négocier correctement son approche et la chute reste toujours inévitable si on ne maîtrise pas sa vitesse puisqu’utiliser le mode arcade ne change ni la physique ni le comportement des motos. Ride 6 reste accessible et agréable à prendre en main et semble être moins exigeant que les précédents jeux de la licence.

Loin d’être un expert des titres de Milestone, j’y joue surtout pour ma petite passion des deux roues, le passage entre les deux modes n’a pas profondément changé ma façon de jouer. Alors oui en Pro on freine un peu plus tôt, mais j’ai passé la majorité de mon temps de jeu en Pro mis à part quelques épreuves de cross ou d’enduro. Mais si vous êtes habitué au titre et êtes vous-même amateur de courses, alors oui, Ride 6 avec les nombreuses options disponibles peut, comme avec les précédents opus, offrir une expérience authentique.

Brûlez du caoutchouc !

Cette année, Milestone a vu les choses en grand avec ce nouveau Ride et offre le titre le plus complet en termes de contenu. Plus de 340 bécanes hors éditions spéciales et contenus additionnels, 21 constructeurs répartis dans sept catégories, 45 tracés, bref il y a de quoi faire et de pouvoir amplement s’amuser en solo, mais également en ligne accompagné du cross-play. On note par ailleurs que le studio promet déjà l’arrivée dans les prochaines mises à jour d’un mode deux joueurs en écran partagé, de l’ajout d’un éditeur de circuits et des objectifs mensuels.

L’héritage de la série Ride se poursuit et le titre propose toujours son éditeur de livrées, la personnalisation de sa moto et de son avatar avec de l’équipement et, pour la première fois, la possibilité d’acheter des motos d’occasion.

Souvent désigné comme le Gran Turismo de la moto, Ride 6 intègre cette année la Bridgestone Riding School, une série d’épreuves à la manière du passage de permis du titre de la maison Sony. Divisé en trois catégories, le Riding School permet d’apprendre les bases du pilotage, de perfectionner ses compétences sur circuit, ou de se préparer à affronter la terre avec la bonne technique. Ces épreuves demandent de réaliser divers objectifs comme aborder un virage, passer des chicanes, la sortie d’un virage ou maintenir son équilibre en saut, le tout en décrochant des médailles si vous réalisez le meilleur chrono. De quoi devenir un vrai pilote aguerri.

Ride 6 devient le titre le plus complet et le plus abouti de sa catégorie. Les puristes regretteront certainement son approche grand public, mais le studio italien réussit à garder un certain équilibre pour contenter le plus grand nombre. Il reste tout de même des axes de progression pour devenir la référence absolue : on pense au mode carrière qui mérite une structure plus personnelle et pourquoi pas un réel scénario ainsi qu’une bande son qui manque de punch et quelques sons de moto qui manquent de dynamisme. Une vraie bonne surprise en ce début d’année.

Verdict : 4/5

A propos cedric

Voir aussi...

Intelligence artificielle en entreprise : une révolution qui épuise les salariés ?

Une étude relayée par la Harvard Business Review révèle que l’adoption massive de l’IA en …

Aile de mort prend le pouvoir de Hearthstone avec la nouvelle extension Cataclysme

Lors du Hearthstone Spotlight, l’équipe de développement à dévoilé la prochaine extension du jeu, Cataclysme, …

World of Warships célébre le Nouvel An Lunaire dans sa dernière mise à jour

Les festivités du Nouvel An Lunaire de World of Warships battent leur plein, avec en …

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *