Dans son roman « Dans la jungle », Adeline Dieudonné nous plonge dans l’horreur du féminicide et de l’infanticide.
Huit ans après « La vraie vie » qui l’a révélée, la romancière belge livre un quatrième roman marquant dans lequel elle explore les violences domestiques et retrace avec précision l’emprise d’un mari pervers. En apparence, Aurélie, avocate, et Arnaud forment un couple parfait. Une jolie villa dans le Brabant Wallon, l’été à la mer, l’hiver au ski, deux enfants, une chienne, le bonheur semble au rendez-vous. Pourtant un jour Arnaud prend une arme et assassine sa femme et ses enfants avant de mettre fin à ses jours.

Le roman s’ouvre chez le notaire. Les parents d’Aurélie et d’Arnaud ont été convoqués en vue de la liquidation de la succession de leur enfant respectif et de leurs petits-enfants. Dès le début de l’œuvre, le lecteur connaît le dénouement fatal. Le récit écrit à la troisième personne remonte ensuite le temps et narre l’histoire de ce couple, du coup de foudre à l’installation de leur quotidien bourgeois. Rapidement apparaissent les premiers signes de jalousie d’Arnaud, préludes aux violences futures. Le roman déroule sous nos yeux la mécanique implacable du drame. L’autrice décortique avec brio le phénomène de l’emprise et documente la lente dérive qui mènera à l’irréparable. A mi-chemin entre drame familial et thriller psychologique, le roman est à la fois haletant, glaçant et pétrifiant !
s2pmag Multimedia Lifestyle