Home / Games / Mac / Notre « expérience » avec FinalCut Pro X

Notre « expérience » avec FinalCut Pro X

Comme annoncé dans un précédent billet, nous avons franchi le pas et nous sommes lancés dans la vidéo, en adoptant au passage FinalCut Pro X. Après avoir réalisé différentes vidéos, confrontés à la réalité de la post-production dans le feu de l’action, comme lors du dernier E3 de Los Angeles, nous vous livrons nos impressions sur la solution de montage d’Apple, avec le recul suffisant…

 

Quand efficacité et intuitivité d’utilisation se rencontrent

Il convient de replacer le contexte qui nous avait mis face à un choix qu’on ne pouvait qu’espérer étant le bon il y a encore quelques mois. Après avoir introduit le nouveau site web du magazine, et histoire de vous faire profiter au mieux de nos reportages et tests, le passage par la case vidéo s’imposait comme une évidence. Surtout pour un magazine estampillé multimédia. Mais plutôt que de se poser la question dans le sens que l’on l’aborde très souvent lorsque l’on décortique un logiciel lors d’un test, passant très souvent par la validation d’un cahier des charges annoncé, nous nous sommes faits le notre, puisqu’il fallait répondre à des besoins précis. Bien souvent, de la théorie à la pratique, un fossé sépare les deux mondes, et dans le meilleur des cas, l’utilisateur devrait le plus simplement disposer d’outils qui fonctionnent, sans s’embarrasser de savoir comment…

N’étant pas spécialement formés à la vidéo, avec comme expériences des séquences prises avec des caméscopes ou des appareils numériques lors de tests et montées via iMovie sur un MacBook Pro, il nous semblait nécessaire de pouvoir personnaliser simplement ces prises de vues pour leur donner une identité incluant des éléments graphiques de l’ADN du magazine. Il fallait également que la solution s’avère abordable, puisque nous ne disposons malheureusement pas d’un budget illimité, et qu’elle permette de monter divers formats vidéo le plus simplement possible. Nous avions à disposition deux reflex Sony alpha, un 35 et un 37, accompagné d’un NEX-F3, pour quelques plans de dépannage, lors de l’E3. Rien de bien musclé apparemment, mais permettant tout de même de shooter en Full HD. Quand à l’audio, j’avais eu la chance de récupérer au dernier CES un transmetteur FM de chez Azden, pour un bouchée de pain en passant directement sur leur stand.

Les quelques mois précédent l’E3, histoire de se faire la main, nous vous avons présenté quelques prises en main de produits en vidéo. L’occasion de se rendre compte que FinalCut Pro X peut s’appréhender très facilement pour ceux qui n’ont jamais fait de montage, et encore plus simplement pour les utilisateurs de iMovie, puisque sa philosophie est très similaire. Ainsi, ce qui a été acquis avec iMovie (8,9 ou 11…) peut être facilement mis à profit dans FinalCut Pro X. Un changement que les pros n’ont pas spécialement apprécié, puisqu’ils ont du « réapprendre » à se servir du logiciel. Ce qui ne fut pas notre cas, au contraire, puisque cette version devenait du coup très intuitive à utiliser, à contrario de la précédente…

Le « plus » immanquable : Motion

Soucieux donc de donner une identité à nos vidéos, se posait encore la question d’un petit générique, accompagné d’un jingle, idéalement éditable aisément selon les situations. Et c’est tout naturellement que Motion a été très rapidement adopté. Nous avons ainsi pu y réaliser notre petite intro, incluant notre logo, ainsi que celui de l’E3, dans un suivi dynamique à 4 points réalisée sur la base d’un iPad filmé. Si la prise en main de Motion est également très intuitive, ce qui s’avère bonnement génial, c’est l’intégration de celui-ci dans FinalCut Pro X. Ainsi, que cela soit pour le générique, ou pour les logos en incrustations, tout est lié. Edités dans Motion, ils sont immédiatement utilisables dans la bibliothèque de FinalCut Pro X. Et pour ce qui en est des logos en incrustation, difficile de faire plus simple, puisque même le fichier PDF de celui du magazine a pu être repris, dimensionné et utilisé sans aucune conversion préalable. Cette impression de facilité à arriver au but est vraiment un argument très favorable, qui, là où des solutions tierces rebutent l’utilisateur, parvient au contraire à le motiver à aller de l’avant.

Dans le feu de l’action

Restait notre test in-vivo, à savoir la réalisation au quotidien de nos séquences relatives aux impressions recueillies lors du salon de l’E3. Passée la phase d’enregistrement, direction la salle de presse, avec comme objectif premier d’y dénicher une fiche Ethernet assurant le débit suffisant pour réaliser la mise en ligne rapide des vidéos, afin de perdre le moins de temps possible…

Et du temps, FinalCut Pro X nous en a fait gagner lui aussi. D’une part parce que nous avons pu y importer les fichiers des rushes en AVCHD et les exploiter nativement, sans conversion préalable. Le traitement, la stabilisation, l’étalonnage des plans se faisant en arrière plan, sans jamais bloquer le logiciel, contrairement à iMovie. La hiérarchie automatisée des rushes est tout bonnement excellente, avec une prise en compte du nombre de personnes présentes, de l’angle de vue, etc, permettant de s’y retrouver parmi une foule de clips, même sans être un adepte de la rationalisation. Besoin d’un titre, d’un sous-titre, d’un générique prédéfini ? Aucun souci, tout y est et en plus de cela, leur gestion permet de personnaliser le tout de façon très poussée. Besoin d’effets vidéo, de transitions ou d’effets sonores ? Là aussi, tout est présent, avec une quantité, une variété et une facilité d’utilisation incroyable. En parlant du son, si vous utilisez un dispositif externe, comme un enregistreur numérique et qu’il vous faut synchroniser cela avec la prise de vue, aucun souci, puisque le soft le fait automatiquement. En parlant de synchro, la Timeline magnétique est carrément une tuerie, puisqu’elle permet de placer de nouveaux éléments de montage en gardant le reste parfaitement synchro, par simple glissé-déposé. Pour ce qui est du montage « pur et dur », la possibilité de connecter des clips et de réaliser le travail au niveau des plans de coupe de façon très puissante procure un confort d’utilisation incomparable, beaucoup plus poussé que sur son petit frère, iMovie. Dernier point qui nous a semblé essentiel, l’étalonnage des couleurs, indifféremment des plans ou des appareils utilisés, est quand à elle incroyable d’efficacité. Sans oublier qu’elle se réalise de manière visuelle et intuitive…

Sans être exhaustives, ces fonctions pourtant basiques, mais à la fois tellement bien optimisées, nous ont permis de réaliser et mettre en ligne nos vidéos en un temps record, avec un résultat propre et de surcroît en Full HD.

Au passage, nous avons également réalisé des essais de séquences multi-plans, ce que le logiciel gère également à merveille, en les synchronisant de manière automatique par le biais des pistes sonores. Et cela fonctionne très bien, à condition d’avoir la date et l’heure des différents caméscopes le plus synchro possibles…

Et cette liste pourrait encore s’allonger de façon quasiment infinie, puisque en plus de fonctions intégrées déjà très poussées, Final Cut X Pro est ouvert aux plug-ins d’éditeurs tiers.

C’est décidé, on le garde !

Finalement, cette expérimentation motivante, mais il faut bien l’avouer, également un peu stressante de par les inconnues qui se dressaient face à nous dans ce petit défi que nous nous étions posés dans l’exercice de la réalisation de vidéos journalière à l’E3 s’est terminée avec une grande satisfaction. Satisfaction que nous devons en grande partie à FinalCut Pro X, sans lequel il y de fortes chances que tout ne se soit pas déroulé aussi bien. Alors oui, pour un investissement de 300.- auquel il vaut la peine d’adjoindre Motion pour 48.-, si vous souhaitez vous lancer dans de l’animation ou de l’habillage pour vos vidéos, FinalCut Pro X est une sacrée affaire. Pour ceux qui souhaitent aller plus loin qu’avec iMovie, faire le pas est vraiment une expérience qui en vaut la chandelle…

Pour ceux qui souhaitent s’essayer à FinalCut Pro X, une version de démo est disponible ici

Si vous souhaitez vous initier de façon simple au logiciel de montage d’Apple, je vous recommande vivement les excellents tutoriels de Rémy Devèze sur deweb’s video

Et pour ceux qui n’auraient pas vu nos vidéos réalisées lors de l’E3, c’est ici, sur la page dédiée à l’E3 😉

Eric Rivera

A propos rivera

Voir aussi...

Gate is Green : le Fanfest EVE Online revient en 2022 !

Le célèbre EVE Fanfest est de retour ! Ce grand rassemblement communautaire organisé par CCP Games se tiendra dans …

FarmVille 3 est disponible dans le monde entier

Lancé sur mobiles et MacOS, le nouveau titre de la franchise FarmVille invite les joueurs …

Farming Simulator 22 vous souhaite la bienvenue à Elmcreek, le midwest américain

Dans moins de 4 semaines, Farming Simulator 22 sera disponible et vous proposera de construire votre ferme …

Aucun commentaire

  1. Ça donne envie en tout cas. Me laisserai bien tenter…

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

code