Sept ans après Gears 5, The Coalition remonte aux origines de la guerre contre les Locustes. Campagne explosive, graphismes impressionnants, gameplay recentré et multijoueur ambitieux : Gears of War: E-Day signe un retour aussi brutal que spectaculaire.
Sept ans après Gears 5, la franchise emblématique née chez Epic Games et désormais confiée à The Coalition reprend enfin les armes. Mais plutôt que de répondre aux nombreuses interrogations laissées en suspens autour de Kait Diaz, de Reyna et de l’Essaim, le studio canadien choisit de remonter le temps. Gears of War: E-Day nous ramène au Jour de l’Émergence, lorsque les Locustes surgirent des profondeurs de Sera et précipitèrent l’humanité dans une guerre d’extermination. Une préquelle pensée comme un retour aux fondamentaux, mais aussi comme une spectaculaire démonstration technologique destinée à replacer Xbox sur le devant de la scène.
E-Day : revenir au commencement pour mieux relancer Gears of War
Depuis 2019 et la conclusion de Gears 5, les amateurs de la saga restent avec plusieurs questions sans réponse. Quel sort attend la reine Reyna ? L’Essaim peut-il réellement être anéanti ? Et quelles conséquences The Coalition entend-il donner au choix concernant JD et Del ?
Gears of War: E-Day ne répond à aucune de ces interrogations. Le studio préfère délaisser momentanément cette intrigue devenue particulièrement ramifiée pour revenir aux origines du conflit : le fameux Emergence Day, cette journée funeste durant laquelle les Locustes jaillirent du sous-sol pour déferler sur les villes humaines.
Le choix est pertinent à plus d’un titre. Il permet aux nouveaux venus de découvrir l’univers sans devoir assimiler plusieurs épisodes de mythologie, tout en offrant aux vétérans la possibilité de vivre enfin un événement fondateur jusqu’ici essentiellement raconté au détour des précédents jeux.
L’aventure commence quelques minutes avant l’ouverture de la première brèche dans Kalona, importante cité industrielle également connue pour son équipe de Thrashball, les Kalona Eagles. L’apparente normalité ne tarde évidemment pas à voler en éclats. En quelques instants, rues, quartiers résidentiels et bâtiments deviennent le théâtre d’une invasion aussi brutale qu’incontrôlable.

Trois jours pour assister à l’effondrement de Kalona
La campagne retrace trois journées de chaos et nécessite approximativement quinze heures en difficulté normale en prenant le temps d’accomplir la majorité des activités secondaires. Son scénario se laisse suivre avec plaisir, même si l’écriture ne constitue toujours pas la principale force de Gears of War.
Les nouveaux personnages, notamment Carter et Reyes, servent à révéler les failles dissimulées derrière les armures de la CGU. The Coalition cherche manifestement à humaniser davantage ses soldats et à montrer les traumatismes provoqués par une guerre qui vient à peine de commencer. L’intention est louable, mais certains dialogues manquent de subtilité et plusieurs séquences émotionnelles semblent parfois trop mécaniques.
Plus surprenant, la relation entre Marcus Fenix et Dominic Santiago n’occupe pas toujours la place centrale que l’on aurait pu attendre d’une préquelle consacrée à leurs jeunes années. E-Day préfère régulièrement consacrer son temps à ses nouveaux protagonistes.
En revanche, lorsqu’il s’agit de représenter l’effondrement d’une civilisation confrontée à une force qu’elle ne comprend pas encore, le jeu fait mouche. Les Locustes retrouvent une dimension terrifiante que les épisodes précédents avaient progressivement atténuée à mesure que l’humanité apprenait à les connaître.
Nous ne combattons plus une armée familière : nous assistons à la découverte d’une espèce belliqueuse surgissant littéralement sous les pieds des habitants.
Une campagne plus variée qu’il n’y paraît
Alors que Gears 5 alternait essentiellement entre paysages désertiques et immensités glacées, E-Day concentre son action autour de Kalona et de ses environs. Cela n’empêche nullement The Coalition de multiplier les atmosphères.
Banlieues arborées, centre-ville ravagé, commerces abandonnés, hôpital, installations industrielles, port, tunnels ou zones forestières : le voyage multiplie les changements de décor sans donner l’impression de dérouler artificiellement une liste d’environnements imposés par le cahier des charges d’un blockbuster.
La bande-son participe largement à cette diversité. Le départ de Ramin Djawadi, compositeur de Game of Thrones et des deux précédents Gears, pouvait légitimement susciter quelques inquiétudes. Si aucun thème ne s’impose véritablement comme une mélodie emblématique, la partition compense par son éclectisme.
Envolées orchestrales, métal rageur et nappes électroniques accompagnent efficacement la montée en puissance de l’aventure, jusqu’à quelques morceaux particulièrement reconnaissables dans sa dernière partie. Le mixage nécessite néanmoins quelques ajustements, les dialogues ayant parfois tendance à disparaître derrière les effets sonores et la musique.
The Coalition maîtrise en revanche parfaitement l’art de commencer et de terminer une campagne. E-Day frappe fort dès son premier acte et réserve plusieurs séquences spectaculaires à son final. Lorsque le générique apparaît, difficile de ne pas rester quelques secondes devant l’écran, notamment pour mesurer l’impressionnante démonstration technique à laquelle on vient d’assister.
Gears of War: E-Day, nouvelle référence graphique sur Xbox Series X ?
Gears of War a toujours entretenu une relation privilégiée avec l’Unreal Engine. Depuis le premier épisode, chaque génération de la franchise a servi de vitrine technologique au moteur d’Epic Games. E-Day perpétue cette tradition avec une ambition rarement observée sur Xbox Series X.
En mode Performance, le jeu vise une définition 4K associée à 60 images par seconde et le résultat impressionne immédiatement. Kalona fourmille de détails, les textures affichent une finesse remarquable et le travail effectué sur les éclairages donne parfois l’impression d’évoluer à l’intérieur d’une illustration conceptuelle devenue interactive.
Les technologies d’éclairage employées par The Coalition transforment les intérieurs comme les rues dévastées. Sources lumineuses multiples, ombres dynamiques, contrastes prononcés et surfaces réfléchissantes composent des tableaux particulièrement spectaculaires, notamment sur un téléviseur OLED.
Même les lieux que le joueur ne fera que traverser quelques secondes bénéficient d’une attention presque déraisonnable. Tunnels obscurs, arrière-boutiques, couloirs ou impasses affichent une densité visuelle que beaucoup de jeux réserveraient à leurs environnements principaux.

Des décors qui volent réellement en morceaux
La prouesse ne repose toutefois pas uniquement sur la qualité des textures ou des éclairages. E-Day impressionne également par la manière dont son environnement réagit aux combats.
Les impacts de balles arrachent des fragments aux murs, pulvérisent la faïence, éclatent le verre, détériorent les protections et réduisent progressivement certaines couvertures en morceaux. De nombreux objets profitent également d’une gestion physique qui contribue à donner une étonnante matérialité aux environnements.
Les affrontements transforment ainsi progressivement les décors. Une pièce relativement intacte peut devenir, après quelques minutes de fusillade, un champ de ruines jonché de débris, de douilles et de restes de Locustes.
La violence caractéristique de Gears of War n’a d’ailleurs absolument pas été édulcorée. Les ennemis sont mutilés sous les impacts, le sang macule durablement certaines surfaces et les exécutions restent volontairement outrancières. E-Day assume pleinement l’identité viscérale de la franchise.
Même les petits détails témoignent du soin apporté à l’ensemble : les vitres se brisent de manière crédible, les pneus crevés modifient l’assiette des véhicules et les ennemis grièvement blessés laissent derrière eux des traînées sanglantes lorsqu’ils tentent de ramper vers un abri.
Toutes les cinématiques utilisent par ailleurs le moteur du jeu. Elles conservent ainsi les équipements portés par les personnages et restent affichées à 60 images par seconde lorsque le mode Performance est sélectionné.
Cette débauche technique possède néanmoins un prix. Lors des scènes urbaines les plus chargées, la Xbox Series X peut montrer quelques signes de faiblesse et ne maintient pas toujours parfaitement son objectif de 60 fps. Rien de rédhibitoire, mais une optimisation supplémentaire serait bienvenue.
Un gameplay qui regarde volontairement dans le rétroviseur
Si sa réalisation projette Gears of War dans le futur, son gameplay préfère renouer avec les fondamentaux qui ont façonné la série.
E-Day reste avant tout un TPS basé sur la couverture, le placement et la puissance des armes. The Coalition n’essaie pas de réinventer une formule qui fonctionne toujours remarquablement bien, mais apporte quelques ajustements destinés à fluidifier les déplacements.
Marcus et ses compagnons peuvent désormais glisser et sauter, ce qui leur confère davantage de mobilité. Ces possibilités ne bouleversent pas la philosophie des combats, mais rendent les personnages moins lourds que leurs homologues des premiers épisodes.
Les ennemis disposent également de cette mobilité accrue. Certains Locustes n’hésitent plus à franchir une fenêtre ou à contourner brutalement une position pour venir déloger le joueur.
Les affrontements reposent ainsi davantage sur le mouvement qu’auparavant. Rester éternellement derrière la même couverture constitue rarement une stratégie viable : Tickers et autres créatures spécialisées sont justement conçus pour obliger les joueurs à quitter leurs positions.
Du cover-shooter classique, mais toujours redoutablement efficace
La formule peut paraître familière, voire conservatrice. Pourtant, peu de TPS maîtrisent encore aussi efficacement cette mécanique de couverture. Les déplacements sont précis, les armes procurent d’excellentes sensations et chaque affrontement impose de hiérarchiser rapidement les menaces.
L’intelligence artificielle des adversaires remplit correctement son rôle, tandis que les équipiers contrôlés par l’ordinateur se montrent suffisamment autonomes pour ne pas transformer l’expérience solo en mission permanente de babysitting.
Les nouvelles créatures enrichissent intelligemment le bestiaire. Certaines deviennent immédiatement prioritaires tant elles peuvent désorganiser l’escouade lorsqu’on les laisse évoluer librement.
E-Day abandonne parallèlement plusieurs expérimentations des épisodes précédents. Les phases de tower defense et les longues séquences de conduite disparaissent presque totalement. Les tourelles et dispositifs défensifs deviennent des équipements ponctuels que l’on transporte et utilise selon les circonstances.
Le message est clair : plutôt que multiplier les mécaniques, The Coalition préfère concentrer son énergie sur ce que Gears sait faire de mieux. Observer, se mettre à couvert, viser, tirer, contourner et survivre.
Cette approche volontairement traditionnelle entraîne néanmoins quelques archaïsmes. Certaines portes ne deviennent accessibles qu’après l’élimination complète d’un groupe d’ennemis, rappelant parfois brutalement que nous évoluons dans un jeu vidéo structuré autour d’arènes successives.
Une coopération toujours au cœur de l’expérience
Ces contraintes prennent davantage de sens lorsque l’on considère la dimension coopérative du titre. Gears of War: E-Day reste profondément pensé pour être parcouru à plusieurs, avec une coopération en ligne pouvant réunir jusqu’à quatre participants ainsi qu’une possibilité de jouer à deux en écran partagé.
À une époque où le multijoueur local devient de plus en plus rare parmi les productions AAA, cette dernière possibilité mérite d’être soulignée.
Moins de RPG, davantage de personnalisation des armes
The Coalition revoit également l’héritage RPG de Gears 5. Jack étant absent de cette période historique, son arbre de compétences disparaît avec lui. La progression repose désormais principalement sur l’équipement.
Des caches de ravitaillement disséminées dans Kalona permettent d’améliorer les armes, certaines aptitudes tactiques et l’armure. Une dizaine d’armes principales peuvent être utilisées, sans compter certains équipements lourds abandonnés par les Locustes.
Les améliorations prennent la forme de mods récupérés dans des caisses cachées dans les niveaux ou obtenus après avoir rempli certains objectifs secondaires. Ce système permet progressivement de façonner un arsenal correspondant à son style de jeu : ajouter une baïonnette à un fusil à pompe, modifier le comportement d’une arme ou encore utiliser des munitions aux propriétés particulières.
Les objets à collectionner sont relativement faciles à repérer grâce à des indications sonores et à la carte. Certains nécessitent néanmoins d’affronter quelques Locustes supplémentaires. Ils ne constituent d’ailleurs pas de simples trophées : plusieurs documents apportent des précisions sur les événements entourant l’E-Day et enrichissent le contexte historique de la saga.
Le système possède toutefois une limite. Les emplacements disponibles pour les mods restent relativement peu nombreux, ce qui bride quelque peu les possibilités de personnalisation. Puisque l’exploration repose largement sur la recherche de ces améliorations, une profondeur supplémentaire aurait renforcé l’intérêt de fouiller chaque recoin de Kalona.
Entre monde semi-ouvert et missions linéaires
Dans sa structure, E-Day conserve certains enseignements de Gears 5 tout en corrigeant plusieurs de ses excès. Kalona fait office de zone centrale semi-ouverte donnant accès à des missions nettement plus linéaires.
La différence avec les vastes étendues désertiques ou glacées du précédent épisode est immédiatement perceptible. La ville est plus dense, davantage verticale et surtout beaucoup plus riche en bâtiments accessibles.
Les missions secondaires apparaissent naturellement au fil de l’exploration et demandent principalement de porter secours à des survivants ou à des unités de la CGU confrontées aux Locustes. Les objectifs manquent clairement d’originalité, mais leur intégration au contexte narratif fonctionne : lorsque la civilisation s’effondre autour de soi, sauver ceux qui peuvent encore l’être apparaît comme une motivation suffisamment crédible.
Cette densité permet surtout de conserver un rythme que les longues traversées en skiff de Gears 5 avaient parfois tendance à briser.
Tout n’est cependant pas parfait. Certaines phases imposent au joueur de rester à proximité de l’objectif principal, empêchant parfois de revenir récupérer un objet oublié quelques dizaines de mètres plus loin. Une restriction frustrante dans un environnement qui encourage justement l’exploration.
Une campagne spectaculaire malgré quelques répétitions
E-Day recycle également certains environnements en modifiant leur heure, leur niveau de destruction ou leur contexte. La technique fonctionne la plupart du temps, mais les passages répétés dans certains secteurs finissent par trahir ces artifices.
Ces réserves n’empêchent pas les missions principales d’atteindre régulièrement un niveau spectaculaire. Le rythme est soutenu, les affrontements massifs et plusieurs boss occupent une portion impressionnante de l’écran.
The Coalition réussit même à créer du suspense alors que les amateurs connaissent nécessairement les grandes lignes des événements qui suivront. Plusieurs séquences rejoignent sans difficulté les moments les plus mémorables de la saga.
Surtout, derrière sa débauche graphique et son statut de blockbuster, E-Day n’oublie jamais d’être un jeu vidéo. Les arènes offrent régulièrement plusieurs approches, les armes encouragent des stratégies différentes et la coopération ouvre encore davantage de possibilités.
Horde Siege : le nouveau pilier du multijoueur
Réduire le multijoueur de Gears à un simple mode annexe serait presque une hérésie tant celui-ci participe depuis toujours à l’identité de la franchise. E-Day ne déroge pas à la règle et fait du nouveau Horde Siege l’une de ses principales attractions.
Trois escouades de quatre joueurs sont lâchées simultanément sur l’une des grandes cartes disponibles au lancement. Chaque équipe poursuit ses propres objectifs avant de devoir rejoindre un point d’extraction et évacuer à bord d’un Faucon.
Les différentes unités peuvent se croiser et s’entraider au cours de la partie, donnant naissance à des affrontements d’une ampleur rarement observée dans la série. Lorsque douze joueurs concentrent leur puissance de feu sur un même boss, le spectacle devient particulièrement impressionnant.
La formule parvient ainsi à renouveler le mode Horde en obligeant les équipes à se déplacer régulièrement plutôt qu’à fortifier éternellement la même position.
Un mode Horde plus traditionnel reste disponible avec dix vagues successives, même s’il reprend plusieurs mécanismes de Siege et perd par conséquent une partie de la simplicité qui faisait le charme de la formule historique.
Classes, progression et PvP : de quoi jouer pendant des mois
Horde Siege repose sur plusieurs classes complémentaires : Assaut pour les joueurs recherchant la polyvalence, Briseur pour les spécialistes du corps-à-corps, Tireur d’élite pour les combats à distance et Médecin pour le soutien.
Chaque classe dispose de sa propre progression. L’expérience accumulée permet de gagner des niveaux, de débloquer des améliorations et d’augmenter progressivement certaines caractéristiques telles que la santé maximale ou les dégâts infligés.
De nombreux éléments cosmétiques complètent cette progression, des apparences de personnages aux poses en passant par les emblèmes. Atteindre le niveau maximal de chaque classe demandera manifestement un investissement conséquent.
Le PvP n’est évidemment pas oublié avec des affrontements en 4 contre 4. Les nouveaux venus doivent cependant s’attendre à un accueil brutal. Entre les vétérans capables d’enchaîner les déplacements en wallbounce et l’omniprésence du fusil à pompe, la courbe d’apprentissage reste particulièrement abrupte.
Gears n’a jamais réellement cherché à rendre son multijoueur compétitif immédiatement accessible, et E-Day ne change pas fondamentalement cette philosophie.
Verdict : Gears of War: E-Day frappe là où ça fait mal
Avec Gears of War: E-Day, The Coalition ne cherche pas à réinventer une saga vieille de deux décennies. Le studio fait quelque chose de probablement plus pertinent : il identifie ce qui a toujours constitué son ADN, écarte une partie des expérimentations superflues et modernise ses fondamentaux.
Le résultat est un TPS volontairement classique dans sa construction, mais remarquablement maîtrisé. Le système de couverture demeure une référence, les armes possèdent un impact formidable, les ennemis obligent constamment à adapter son positionnement et la destruction progressive des environnements renforce considérablement la sensation de puissance.
La campagne aurait gagné à proposer des personnages secondaires davantage développés, des activités annexes plus variées et un système de personnalisation plus profond. Quelques répétitions dans les environnements ainsi que certaines restrictions d’exploration rappellent également que cette formule semi-ouverte n’est pas totalement aboutie.
Ces réserves deviennent toutefois secondaires face au spectacle proposé. Techniquement, Gears of War: E-Day constitue une démonstration impressionnante des capacités de la Xbox Series X et du savoir-faire de The Coalition. La finesse des environnements, les éclairages, la physique, les destructions et la violence des affrontements composent l’une des vitrines graphiques les plus spectaculaires de cette génération.
À cela s’ajoute un contenu multijoueur particulièrement solide, porté par Horde Siege, la coopération et un PvP exigeant susceptible d’occuper les vétérans pendant de longues semaines.
Gears of War: E-Day réussit ainsi son retour aux sources sans donner l’impression de vivre dans le passé. Plus concentré que Gears 5, techniquement éblouissant et toujours aussi brutal, le nouveau porte-étendard de The Coalition rappelle pourquoi la série demeure une référence du TPS et du cover-shooter. Il ne répond pas encore aux questions laissées en suspens par Gears 5, mais il accomplit peut-être quelque chose de plus important pour l’avenir de la franchise : rappeler avec fracas pourquoi Gears of War compte toujours parmi les licences majeures de Xbox.
s2pmag Multimedia Lifestyle