Avis – Prince of Persia : The Lost Crown

C’est le grand retour de Prince of Persia, trente-quatre ans après ses débuts, dans un genre metroidvania qui lui sied à merveille. Une petite pépite qui souffle un vent de fraîcheur sur la série d’Ubisoft.

Il faut sauver le Prince

Découverte en 1989 sous une proposition de Jordan Mechner, avant d’être rachetée par Ubisoft qui la fera passer en 3D, la série des Prince of Persia s’était quelque peu éclipsée ces dernières années. Une éternité plus tard, en 2024, Prince of Persia est enfin de retour avec The Lost Crown (disponible à partir du 18 janvier sur toutes les plates-formes), développé par Ubisoft Montpellier. On y incarne Sargon, jeune prodige de la garde, envoyé par la reine pour retrouver son fils, caché au sommet d’une montagne sur lequel est bâti un vaste palais. Si le retour à une action en deux dimensions peut évoquer une forme de retour aux sources, il n’en est rien : ce nouveau cru prend la forme inédite d’un « metroidvania ».

On y évolue dans un gigantesque niveau unique, doté de nombreux embranchements que l’on revisite afin de découvrir des passages auparavant inaccessibles grâce à diverses capacités glanées en cours de partie. Parcourir ce gigantesque environnement divisé en plusieurs régions (le palais, une forêt, un vieux port abandonné…) est bien le centre de l’intérêt de ce Prince of Persia.

Sargon, notre héros muni de deux sabres, est un vrai plaisir à faire évoluer. Le système de combat, bien que simple à prendre en main, sait quand même proposer de la profondeur et permet aux plus assidus la réalisation de quelques combos très satisfaisants à sortir. Jusqu’au bout de l’aventure, on ne badine pas avec le moindre affrontement, qui peut rapidement tourner au vinaigre si on n’est pas concentré. Sans parler des boss, retors, qui requièrent un placement fin du personnage afin de passer entre les gouttes de certaines techniques qui peuvent occuper tout l’écran.

Un petit goût de nostalgie

Sargon bouge bien, grimpe vite, virevolte d’un mur à l’autre, attrape le mât d’un drapeau pour se relancer vers les cieux. Les pouvoirs glanés au fil de l’aventure viennent ensuite se combiner à ces capacités d’acrobates pour permettre de véritables ballets aériens durant lesquels on peut passer parfois une minute entière sans avoir à toucher le sol  avec, par exemple, la possibilité de se téléporter jusqu’à une position antérieure ou de charger brusquement dans les airs. Il faut bien cela, tant les défis proposés par certains passages deviennent exigeants avec leurs nombreux pièges. Du grand travail de plateforme bien réalisé, qu’on apprécie grandement et qu’on poli jusqu’au dernier souffle tant l’aventure est prenante.

La recette metroidvania fonctionne donc à merveille dans ce nouveau titre, et on se demande bien pourquoi Ubisoft ne s’y est pas attelé avant. De bon augure pour la suite de la série, avec un retour en grâce réussi pour ce nouveau Prince of Persia.

A propos Eric Rivera

Rédacteur en chef et journaliste RP, ma passion pour les jeux vidéo et la technologie ne faiblit pas depuis mon adolescence, qui me semble pourtant bien lointaine. Un recul cependant intéressant, puisqu'il me permet de jauger les nouveautés avec un regard plein d'expérience, couplé à une envie d'écrire de tous les jours.

Voir aussi...

Avis – Logitech MX Master 4 : retour haptique, Active Ring et 70 jours d’autonomie

La Logitech MX Master 4 perfectionne la souris bureautique haut de gamme avec un retour haptique inédit et le menu radial Active Ring personnalisable. Dotée d'un capteur de 8 000 DPI, de deux molettes, de clics silencieux et d'une autonomie annoncée de 70 jours, elle privilégie ergonomie et productivité. Malgré ses 150 grammes et son format imposant, cette nouvelle génération s'impose comme une référence pour les professionnels exigeants.

Apple passe à la vitesse supérieure dans la maison connectée avec une avalanche de nouveautés

Apple accélère dans la maison connectée avec ses nouveautés Home 2026 : écran intelligent HomeView, HomePod mini 2, nouvelle Apple TV 4K et accessoires domotiques. Grâce à Apple Intelligence et Siri AI, la marque promet des commandes vocales plus naturelles, un divertissement immersif et des automatisations avancées. Entre sécurité, compatibilité Matter et Thread et personnalisation, Apple entend transformer la gestion du foyer.

Tesla Roadster 2028 : 0 à 96 km/h en 0,81 seconde et des propulseurs pour décoller

Neuf ans après sa présentation, le Tesla Roadster revient avec des performances spectaculaires. Elon Musk revendique un 0 à 96 km/h en 0,81 seconde grâce à des propulseurs à air comprimé, capables également de faire décoller la supercar électrique. Décliné en trois versions, Performance, Thrust et Rocket, le Roadster promet plus de 480 km d'autonomie et une production en 2028. Les réservations débuteraient à 50 000 euros, sans prix définitif annoncé.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Translate »