En matière de gros son, Sony vient de frapper un grand coup avec la récente sortie de l’ enceinte de soirée ULT TOWER 7. Proposé au prix catalogue de CHF 599.-, ce colosse de puissance promet de faire trembler les murs et s’impose déjà comme l’un des meilleurs rapports puissance-prix du moment pour les amateurs de soirées réussies. Après vous avoir présenté cette nouvelle gamme à travers un résumé de la conférence de presse de Sony, un modèle vient de passer par notre rédaction.

Auracast : La révolution du partage sonore sans fil
Avant d’entrer dans les détails de ce monstre de puissance, il est impossible de faire l’impasse sur sa plus grande innovation technologique : l’intégration d’Auracast (Party Chain). Adossé au Bluetooth 5.3, ce protocole révolutionnaire fonctionne à la manière d’une station de radio. Au lieu de connecter votre smartphone à une seule enceinte, le système « diffuse » la musique dans l’air. Une infinité d’enceintes compatibles situées à portée peuvent alors se synchroniser instantanément sur le même signal, sans aucune latence.
Sur cette ULT TOWER 7, Auracast permet deux usages majeurs : coupler deux modèles identiques pour créer une véritable scène stéréo (Stereo Pair), ou synchroniser une armée d’enceintes Sony différentes (comme les gammes ULT Field) pour propager le son de manière parfaitement synchrone dans toutes les pièces de votre maison ou appartement.
Une enceinte de soirée qui a de la gueule !
Modèle phare de la nouvelle gamme festive du constructeur japonais, la ULT TOWER 7 est une enceinte sans fil résidentielle qui offre une puissance acoustique et lumineuse tout simplement bluffante.
Habillée d’une robe noir mat du plus bel effet, la tour affiche une finition particulièrement robuste. Avec ses dimensions généreuses de 42 x 71 x 34,7 cm et pas moins de 22,8 kg affichés sur la balance, la ULT TOWER 7 est une véritable force de la nature qui en impose visuellement. Une prouesse d’ergonomie a toutefois été réalisée pour faciliter son transport : Sony a intégré quatre poignées de transport intelligemment réparties sur le haut et le bas de la structure, complétées par deux roulettes robustes fixées à sa base. On peut ainsi déplacer ce mastodonte à la manière d’une valise. Il faut néanmoins avouer que la manœuvre manque parfois un peu de souplesse ; l’absence d’une poignée centrale à l’arrière ou d’un bras télescopique rend le transport de ses 22 kilos un brin délicat sur les longs trajets.


Grâce à d’épais patins en caoutchouc judicieusement disposés, l’enceinte peut s’utiliser au choix en position verticale (elle est alors assez solide pour faire office de siège) ou couchée à l’horizontale. On regrettera cependant que Sony ait fait l’impasse sur une embase standard sous le châssis, ce qui empêche les DJ ou les animateurs de la jucher en hauteur sur un trépied de sonorisation.
La box bénéficie d’une certification d’étanchéité IPX4. De quoi résister sans broncher à quelques éclaboussures au bord de la piscine . Attention toutefois à la mettre rapidement à l’abri en cas de grosse averse.

Sur la face avant, derrière une solide grille métallique protectrice, trône un imposant bouton « ULT » rétroéclairé. C’est la clé de voûte de l’appareil, permettant de basculer instantanément entre les différents profils de basses de la machine.
La connectique, particulièrement importante, se dissimule sur la face arrière sous un cache hermétique en caoutchouc propre à Sony :
- Un port USB-C pour les flux numériques
- Un port USB-A pour la lecture directe via clé USB (les deux ports servant aussi à recharger vos smartphones)
- Une entrée RCA (Cinch) classique
- Des connexions professionnelles XLR (In et Out) pour relier des platines DJ ou connecter plusieurs enceintes
- Une entrée Jack 6,35 mm dédiée au branchement d’un microphone ou d’une guitare électrique, accompagnée d’un potentiomètre de volume indépendant

L’appareil profite du Bluetooth 5.3 de dernière génération, capable de gérer le multipoint pour connecter deux smartphones en simultané. Le protocole s’associe à merveille avec les codecs SBC, AAC et surtout le LDAC, le format haute résolution propriétaire de Sony. Côté écosystème, l’intégration des technologies Auracast et Party Chain permet de coupler deux ULT TOWER 7 pour créer un véritable système stéréo , ou de synchroniser en réseau une armada d’enceintes de la marque pour couvrir de très grands volumes comme indiqué plus haut. Par contre, le protocole Auracast récent n’est pas rétrocompatible avec les anciennes générations d’enceintes festives Sony (système Party Connect).
Une section divertissement qui fait grand bruit !
L’arsenal de fonctionnalités de cette ULT TOWER 7 est certainement l’argument de vente le plus important auprès des utilisateurs friands d’animations festives. Nous avons été véritablement emballés par la polyvalence de sa section Karaoké. Une fois le micro branché, l’enceinte déploie une sangle d’effets impressionnante : elle permet de modifier la tonalité du morceau en temps réel pour l’adapter à votre voix (sur six demi-tons), d’ajouter un écho réglable très réussi ou encore d’atténuer drastiquement la piste vocale d’origine du morceau pour vous laisser le devant de la scène.

Les DJ en herbe ne sont pas en reste grâce à la fonction « Party Pad » accessible via l’application smartphone. Elle permet de déclencher à la volée des samples de voix, des patterns de batterie ou d’appliquer des effets de style « Isolator » et « Flanger » d’un simple glissement de doigt sur l’écran.
Pour parfaire l’ambiance, un superbe anneau lumineux LED encercle la grille frontale. Il propose trois modes d’éclairage dynamique (Beat, Wave et Mellow) capables de se synchroniser parfaitement sur le rythme de la musique. Les couleurs se gèrent facilement depuis l’interface ou via un bouton dédié à l’arrière si l’on souhaite couper totalement les lumières pour économiser de l’énergie.
Des performances sonores physiques et à 360°
Pour remuer les foules, Sony n’a pas lésiné sur les moyens acoustiques. La ULT TOWER 7 dissimule une artillerie lourde sous sa carcasse : un colossal subwoofer de 28 cm (11 pouces) pour les basses fréquences, deux haut-parleurs de médiums de 12 cm et pas moins de quatre tweeters de 5 cm. Deux de ces tweeters sont orientés vers l’avant et deux vers l’arrière, une architecture astucieuse qui diffuse un son homogène à 360°. On peut ainsi placer l’enceinte au centre de la pièce, la directivité du son n’étant plus un problème.

L’ensemble délivre une puissance impulsionnelle maximale de 420 watts. À l’écoute, le son se montre avant tout très chaleureux et redoutablement physique. Un petit tour sur la nouvelle application Sony Sound Connect permet d’accéder à un égaliseur graphique complet à 10 bandes pour gérer le son selon ses désirs.
Par défaut, l’utilisateur navigue entre quatre signatures sonores bien distinctes d’une simple pression sur le bouton ULT :
- FLAT : C’est le mode le plus neutre et le plus linéaire. Les médiums et les aigus y sont limpides, les voix très bien définies et le grave reste tendu et percutant. C’est le mode le plus polyvalent.
- ULT1 : Ce profil va chercher les infra-basses de manière spectaculaire. Les basses descendent très bas avec une rondeur enveloppante. Sur certains morceaux de rock ou de pop, ce déferlement de graves a toutefois tendance à prendre un peu trop le dessus au détriment de la clarté des voix et des instruments.
- ULT2 : Le mode « pression acoustique ». Ici, l’accent est mis sur le haut-grave pour donner un maximum de punch et d’impact « coup de poing ». Notons qu’à l’extrême limite du volume maximal, le message sonore perd un soupçon de sa superbe et devient légèrement plus flou.
- LIVE : Ce réglage utilise le processeur numérique (DSP) pour élargir artificiellement la scène sonore et simuler l’acoustique d’un grand concert. Si le résultat s’avère un peu plus mitigé sur certains morceaux de studio (qui perdent parfois en densité), il apporte une vraie spatialisation agréable sur les pistes enregistrées en public.

En matière d’autonomie de la batterie, le constructeur annonce jusqu’à 30 heures d’écoute continue. Lors de nos sessions de tests à volume modéré (environ 30 %) et sans les effets lumineux, la promesse est largement tenue. En revanche, si vous lancez les festivités à pleine puissance avec le show lumineux activé et le mode ULT enclenché, la batterie fond logiquement beaucoup plus vite, offrant environ 3 heures d’autonomie. Il sera alors indispensable de se placer à proximité d’une prise de courant. À ce sujet, veillez à ne pas oublier le câble d’alimentation d’origine lors de vos déplacements : Sony utilise un connecteur au format spécifique (type Revox/Roland) qui rend les cordons électriques standards incompatibles sans adaptateur.
Avec un tarif maîtrisé par rapport à ses mensurations, une connectique professionnelle et des basses sismiques, Sony signe avec cette ULT TOWER 7 un produit incontournable pour quiconque cherche à sonoriser de grands espaces et à animer des événements mémorables sans faire de concession sur la puissance.
Note : 4.5 / 5







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